Atelier de formation sur les techniques de traitement des sols au Liant Hydraulique Routier (LHR) à l'ENSTP par les experts Marocains au Cameroun
- Clément Noumsi
- 3 déc. 2024
- 4 min de lecture

En collaboration avec CIMAF Cameroun, le ministre des travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi a procédé lundi 2 décembre 2024 au lancement officiel de la formation à l'appropriation des nouvelles techniques de mise en œuvre du traitement des sols au Liant Hydraulique Routier. Il faut le rappeler en février 2024, le Mintp avait instruit qu'une planche d'essai de ce produit LHR soit réalisée sur un tronçon de route de 36Km dans la commune de Ngog-Mapubi département du Nyong-et-kelle région si Centre afin de traiter en grandeur nature.
Riche de cet expérience et dans le souci d'avoir une parfaite maîtrise de la technique d'entretien des routes par le LHR et son adaptation au contexte camerounais en particulier, une formation complémentaire s'est ouverte ce lundi 2 décembre 2024 à l'endroit du personnel du MINTP et partenaires extérieurs avec plus de détails pour l'entretien des routes en terres. Celle-ci vient en appui à la phase introductive du 7 février 2024 qui avait permis aux personnels d'avoir une idée sur le LHR. L'objectif principal du 2 au 6 décembre 2024 étant de former et de permettre aux acteurs de l'entretien routier au Cameroun d'acquérir les connaissances et les compétences dans la mise en œuvre des techniques innovantes de stabilisation des routes en tête à l'aide du Liant Hydraulique Routier (LHR).
Durant cette semaine de formation, il sera question d'avoir les outils devant permettre l'adaptation du LHR au contexte géo climatique du Cameroun ; de posséder une maîtrise des spécifications techniques du LHR pour son implémentation à travers sa composition, ses différents domaines d'emplois, ses avantages et inconvénients par rapport aux méthodes classiques ; de s'approprier les techniques et méthodes de mise en œuvre du LHR; de connaître les techniques de contrôle qualité ; de connaître les éléments à prendre en compte dans les cahiers de charge lors du traitement des marchés liés au LHR de t enfin avoir une parfaite maîtrise des coûts à d'œuvre du LHR.
Pour le Mintp, il est question de disposer des routes en terres pérennes et durables d'une part et avec un coût optimisé d'autres part que le ministère des travaux publics s'est engagé depuis une année déjà à échanger avec nos partenaires que voici et je ne dirais jamais assez, leur détermination mérite d'être souligné. Pour la formation qui s'ouvre donc ce jour , j'invite les apprenants à accorder une attention soutenue car nous aurons besoin d'une masse critique capable d'assurer le succès de cette opération. Vous serez les acteurs de premier rang pour l'implémentation qui sera immédiate dans l'entretien routier national. Ainsi, j'exhorte les entreprises du BTP, les bureaux d'études techniques à se mobiliser pour bien comprendre les problématiques qui sont les nôtres et la place du LHR dans l'entretien routier pour une mise en œuvre efficiente.
Réactions

El AZDI Khalid, Expert routier et directeur des centres CERIT & CS/LPEE
« Cette formation a pour objectif de passer toutes les étapes pour réussir la stabilisation des sols au Liant Hydraulique Routier (LHR). C'est-à-dire qu'on va commencer par les études géo technique du sol, du dimensionnement et en insistant la réalisation de la mise en œuvre, le suivi et le comportement. Parce que après avoir réalisé, il faut suivre le comportement pour s'inscrire dans l'amélioration continue, le contrôle qualité pour s'assurer que les choses sont bien exécutées et puis l'évaluation du comportement, le travail fait et tirer des leçons pour l'avenir ».

Emmanuel Nganou Djoumessi, Mintp
« Comme vous le savez, sur 121 873km de route au Cameroun, 91 633Km sont en terres. Et la plupart des routes en terres sont des routes régionales, départementales ou communales c'est-à-dire des routes de proximité. Ce qui impacte sur la vie de communautés, sur leur vie donc il est question d'améliorer le niveau de services des route en terres avec une durée de vie d'au moins sept (7)ans. Avec le LHR qui est utilisé dans plusieurs pays africains comme le nôtre, nous allons continuer à entretenir les routes avec la stabilisation des sols avec le LHR vint nous coûter moins cher. A ce jour, nous avons une parfaite connaissance de la nature des sols par zone agri écologique. Nous connaissons ce qu'il faut faire ainsi le LHR vient nous permettre d'avoir une maîtrise avec des vitesses de circulation d'environ 300km/heure et éviter les ruptures des trafics. Nous en appelons ici au civisme de tous en respectant les barrières de pluie, le tonnage, les gabarits et je me félicite de l'engagement des partenaires marocains. Le matériel sera produit sur place, j'invite les partenaires pour la mise en œuvre du LHR ».

Mohamed AFECHKAR, expert routier international
« Cette technique ne donne des résultats que si on l'utilise d'une certaine manière. Il faut les études des sols, il faut faire des formulations et nous voulons contribuer à l'entretien d'un bon état des routes en terres. Ce produit a été déjà utilisé ailleurs et nous espérons avoir des bons résultats ici au Cameroun. La pluviométrie est forte ici au Cameroun avec certaines aires pouvant aller à plus de 6 mois de pluie sur douze. Pendant la saison pluvieuse, les routes sont impraticables dans certaines zones, comme l'a dit le ministre, avec ce produit nous voulons faire plus avec peu de moyens ».
Clément Noumsi
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