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Baccalauréat tchadien: le probatoire désormais requis aux candidats camerounais

Une attestation authentifiée dudit diplôme sera exigée par l'Office national des examens et concours du supérieur du Tchad.

Le Tchad impose désormais aux candidats camerounais la présentation d'une attestation de probatoire authentifiée pour s'inscrire au baccalauréat tchadien. Selon une circulaire datée du 13 février 2025 de l'Office national des examens et concours du supérieur du Tchad, seuls les candidats étrangers résidant sur le territoire tchadien pourront s'inscrire en régime libre à cet examen, excluant ainsi les Camerounais non-résidents.

Depuis plusieurs années, de nombreux élèves camerounais, notamment ceux ayant échoué au probatoire ou souhaitant contourner les exigences du système éducatif camerounais, optent pour le baccalauréat tchadien perçu comme plus accessible. Des établissements à Yaoundé et Douala ont même mis en place des "terminales spéciales" pour préparer ces candidats. Les frais d'inscription, variant entre 300 000 et 700 000 F.Cfa, couvrent la scolarité, les frais d'examen et parfois le voyage vers le Tchad. Malgré une interdiction du ministère camerounais des Enseignements secondaires en 2006, cette pratique perdure.


La décision des autorités tchadiennes suscite des débats au sein de la communauté éducative camerounaise ; certains y voyant une légitime protection de l'intégrité du système éducatif tchadien, tandis que d'autres estiment qu'elle résulte de pressions pour dissuader les élèves camerounais de chercher des alternatives à l'examen national. Cette nouvelle réglementation a suscité de vifs débats au sein de la communauté éducative camerounaise. Lors d'une émission télévisée sur la chaîne de télévision Cam10, le 14 février, le journaliste Martin Matip a expliqué que certains élèves échouant à plusieurs reprises au probatoire choisissent de tenter leur chance au Tchad. Il a souligné que le probatoire joue un rôle crucial dans le système éducatif camerounais en s'assurant que les élèves possèdent le niveau requis avant d'accéder en classe terminale.


En 2024, sur les 93 605 candidats inscrits au baccalauréat tchadien, 4 136 étaient des étrangers, principalement des Camerounais. Cette nouvelle réglementation pourrait donc avoir un impact significatif sur ces statistiques et sur les stratégies des élèves camerounais en quête de leur baccalauréat. Cette évolution réglementaire marque un tournant dans les relations éducatives entre le Cameroun et le Tchad, et pourrait inciter les autorités camerounaises à revaloriser et adapter leur propre système d'examen pour répondre aux défis actuels.


Alain Leuwat

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