top of page
Logo du Journal AFRIQUE EN EVEIL
Cosmétiques au romarin

Maladie mentale : prêche au village de l’amour

Le 14 février à l’hôpital Jamot de Yaoundé, deux pasteurs, un prêtre et un imam ont invité les pensionnaires à la bonté et la miséricorde.

 

C'est par une célébration œcuménique dans la cour intérieure de ce village de l'amour paré aux couleurs que les célébrants,quatre au total, ont prêché la bonne nouvelle en s'inspirant des deux livres sacrés, le Coran et la Bible.

C'est à l'imam de la mosquée d'Obili, Oumarou Ayouba, qu'est venu la responsabilité de prendre la parole en premier suivi dans cet exercice par le pasteur de l’EPC, Jean Marie Mbog Baya,président de l'antenne ACADIR du centre ensuite la révérende Colette Ngueng Ekobe épse Mikeng Njanjo de l’EEC et de conclure avec l’église catholique représentée par le Père Albert Patrick Zolo.


Tous ont, chacun en ce qui le concerne, pris des messages tirés du livre sacré pour magnifier la bonté et la miséricorde du créateur. L'ambiance était au top avec la chorale des malvoyants qui a animé de bout de bout cette cérémonie œcuménique qui s'est achevée avec un gâteau géant pour les pensionnaires du village de l'amour.


Clément Noumsi

 

 

Martine Ngando épse IBE, responsable du village de l'amour

« Nous espérons un programme maladie mentale »

« Notre préoccupation est simple : que les gens sachent que la maladie mentale est une maladie comme toutes les autres. Ainsi, de la même façon que nous traitons les autres malades avec respect, eux aussi méritent respect et considération. La solidarité et le partage doivent être au centre de nos préoccupations. Ces malades doivent être traités avec amour et respect, c'est le seul secret. A ce jour, nous sommes 23 encadreurs bénévoles pour 153 malades. Le gap est grand,mais nous avons espoir que les choses s'améliorent et que la maladie mentale soit considérée au même titre que les autres pathologies. Pourquoi pas un programme maladie mentale comme pour le paludisme, le VIH et biens d'autres. Nous implorons la hiérarchie de ne pas nous oublier, nous espérons un programme maladie mentale sera mis sur pied pour la sensibilisation soit plus grande et en plus de cela qu'on songe à notre intégration ».

 

Dr Justine Laure Menguene, psychiatre et sous-directeur de la santé mentale au ministère de la Santé publique

« Le village de l'amour est la fierté du Cameroun »

« Nos amis ont besoin d'être soutenus. En ce jour où nous célébrons l'amour, nous ne pouvons dire que merci aux pouvoirs publics car, ceci est l'œuvre du ministère de la Santé et la communauté urbaine de Yaoundé. C'est grâce à ces deux institutions que nous viens ce résultat aujourd'hui, le village de l'amour n'est que la résultante de la volonté des pouvoirs publics et de nombreux donateurs, un soutien qui prend en compte le personnel soignant et des pensionnaires qui bénéficient d'une prise en charge. Le village de l'amour est vraiment la fierté du 237 car ce type de personnel de santé bénévole qui, de jour comme de nuit, consacre de leur temps pour s'occuper des malades. Vraiment un coup de chapeau car certains sont là depuis l'ouverture de ce village ».

 

Propos recueillis par Clément Noumsi

Comments


bottom of page