Un livre pour lever le tabou sur la dépression mentale.
- Serge Ngouadjio
- 13 oct. 2024
- 2 min de lecture

« Ton sens de l’humeur », tout premier chef-d’œuvre littéraire de Simone Daurevoir a été présenté au public le 09 Octobre 2024, au Comptoir des arts, sise au quartier Dragages.
CONTEXTE ET ENJEUX
Victor Hugo dans son livre «Les contemplations» écrivait: «Quand je parle de moi, je parle de vous ». C’est le même sentiment qui anime Simone Daurevoir lorsqu’elle décide d’écrire «Ton sens de l’humeur» Elle déclare: « j’ai décidé d’écrire ce livre pour raconter mon histoire en rapport avec la dépression. Aussi, c’est pour lever le voile sur cette maladie qui reste tabou ». C’est fort de cette opportunité que le Directeur de la maison d’édition Lupeppo, MATCHADJE YOGOLIPAKA a saisi la balle au bond. Il explique: « la dépression est un sujet suffisamment sérieux au vu de notre société qui souffre vraiment; voilà ce qui m’a poussé à éditer ce livre aux frais de la maison d’édition ».

En Afrique au sud du Sahara en général comme au Cameroun, les problèmes liés au bien-être de l’âme demeurent cachés, malgré les chiffres sans cesse croissant sur le nombre des personnes qui décident de mettre un terme à leurs vies ou qui vivent un mal-être psychologique. Selon les derniers chiffres de l’Institut National de la Statistique au Cameroun, près d’un million de camerounais ont souffert de troubles mentaux en 2023. Les facteurs socio-économiques tels que la perte d’un emploi, la mort d’un être cher, le manque d’occupation et bien d’autres causes peuvent expliquer le voile qui pèse encore sur cette maladie. L’essayiste Simone Daurevoir, cependant, note qu’il y a un pro-édito « Depuis huit ans que je travaille dans le domaine de la santé mentale comme activiste, je constate qu’il y a un changement entre le paysage de la santé mentale de maintenant et celui de dix ans en arrière. Hélas! Ça reste encore un sujet tabou ».

Partant de son expérience vécue, l’auteure propose des solutions pour pallier cette gangrène qui aboutit à la consommation de la drogue par les jeunes et les dérives des réseaux sociaux observées dans la société. Elle s’exprime : « C’est possible et c’est appelé à tout être humain de se retrouver dans la fosse, mais ce n’est jamais la fin de l’histoire. La santé mentale doit être une priorité individuelle et collective ». La dédicace de cet essai intervient au moment où le Cameroun a commémoré le 10 Octobre 2024, l’édition 2024 de la journée mondiale de la santé mentale.
Serge Ngaoudjio
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